Le food-truck : l’achat et les autorisations nécessaires

Vous souhaiter créer votre food truck ? Parfait, certain article est là pour vous résumer l'ensemble des éléments à prévoir pour cela.
autorisation pour food truck

Dans le cadre de la création, un camion neuf ou ‘ »d’occasion » sera amplement suffisent. Il y a à nécessiter de définir votre projet avec des produits définis : de la nourriture fastfood, haut de gamme, des produits du terroir, glaces…

Ensuite, votre préoccupation sera de trouver un emplacement et une autorisation pour installer votre food truck sur un lieu adéquat. Il existe une réglementation en vigueur à laquelle vous devez vous êtes obligé de vous soumettre. Également, des coûts liés au lancement de votre food truck peuvent être à prévoir. Ils sont capables de varier en fonction du statut choisis: artisan ou auto-entrepreneur.

L’acheter neuf ou d’occasion ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que chaque option aura des avantages et des inconvénients. Si vous décidez d’acheter un food truck en état neuf, vous serez absolument libre du choix du design, les équipements que vous souhaitez installer et la manière dont vous organiser votre espace de travail. De nombreux fabricants de food trucks en France et à l’étranger, qui travaillent à la demande et personnalisent votre truck en fonction de vos besoins.

Également, avec un food truck neuf, vous n’avez aucun risque de pièces défectueuse, ou de panne. L’achat d’un food truck neuf vous permet aussi de bénéficier de différentes options d’achats : payement en plusieurs fois, payement à crédit… Finalement, l’achat d’un food truck neuf procure souvent des garanties plus intéressantes que celles d’un food truck qui serait d’occasion (garantie plus longue, prestations plus complètes…).


Si vous décidez d’acheter un food truck d’occasion, vous ne pourrez pas décider du design ou des couleurs qui représenteront votre entreprise. Vous devrez également valider que le camion respecte les normes de sécurité en vigueur et qu’il dispose des équipements de cuisine adaptés à votre restauration.

À l’opposé, des travaux seront à prévoir dans votre budget en plus de l’achat du camion. Enfin, un food truck d’occasion aura potentiellement plus de chances d’avoir des dysfonctionnements mécaniques qu’un food truck neuf. L’avantage est que le prix sera évidement plus bas que celui d’un food truck neuf. Enfin, il est souvent possible de mettre en place une action de reprise, c’est-à-dire que vous laissez votre voiture au vendeur et ce dernier déduit sa valeur de celle du food truck.

Nos conseils pour l’achat

Au cas où vous voulez acheter un food truck d’occasion, nous pouvons vous conseiller :

  • Les camions mis en circulation avant l’an 2000,
  • d’éviter les camions ayant un kilométrage supérieur à plus de 100 000 km,   
  • se renseigner sur quand date le dernier contrôle technique,
  • de bien vérifier la capacité total de chargement et de mettre en comparaison avec votre matériel que (fours, réfrigérateurs…),
  • de vous méfier des food truck ayant une garantie à une durée trop courte (inférieure à 3 mois) car cela est un moyen pour le vendeur rapidement d’un food truck potentiellement défectueux.

L’achat d’un food truck d’occasion peut se faire aussi bien auprès d’une société de vente de voitures d’occasion, qu’auprès d’un particulier. Dans tous les cas, demandez au vendeur du food truck s’il est possible de le conduire sur un court trajet pour mieux connaitre la tenue de route du food truck.

Emplacements pour installer son food truck

L’étude de marché doit aussi vous permettre de déterminer votre emplacement. Le plus judicieux pour installer son food truck est :

  • Dans une place de marché,
  • près d’une zone industrielle, proche d’un grand nombre d’entreprises
  • aux lieux accueillant des événements ponctuels : foires, festivals, concerts…

En clair, l’emplacement du food truck doit être choisi en fonction d’une zone géographique précise et le nombre de personnes qui y réside. L’immense avantage du food truck par rapport à un restaurant est sa mobilité et donc justement la possibilité de se déplacer tous les jours pour suivre les clients. Le restaurant a pour but d’attirer les clients, le but du food-truc sera de les suivre. De plus, il faudra analyser les saisonnalité afin de pouvoir prévoir les plannings des tournées.

Les autorisations à avoir

Vous devez prendre rendez-vous à la mairie ou à la préfecture afin d’obtenir les autorisations de stationner et de vendre sur les lieux publics. Il faut savoir que les emplacements privés (comme les parkings d’entreprises par exemple) nécessitent l’autorisation du propriétaire des lieux. De manière générale, lorsqu’une demande d’installation de food truck est refusée, cela est dû au fait que la clientèle de passage peut générer des désagréments pour le voisinage : problème d’insalubrité, trop de bruits, concurrence déloyale pour les restaurateurs sur place… Les demandes d’autorisation d’installation du food truck sur une place publique diffèrent selon la nature du lieu, voici un tableau récapitulatif :

AutorisationNature du lieu ou de l’évènementDroit d’entréePersonne délivrant l’autorisation
Demande d’installation sur un marchéMarché, foire, hallesDroit de placeMairie, placier municipal ou organisateur de l’évènement
Permis de stationnementOccupation sans entreprise : terrasse ouverte, étalage, stationnement pour camionnette.RedevanceAutorité administrative chargée de la police de la circulation : mairie ou préfecture s’il s’agit d’une route nationale, départementale.
Permis de voirieOccupation avec emprise: terrasse fermée, kiosque fixé au sol…RedevanceAutorité administrative chargée de la gestion du domaine :mairie s’il s’agit du domaine public communal

La réglementation en vigueur pour créer un food truck

La réglementation en matière de restauration à emporter oblige à ce qu’au moins une personne titulaire d’une formation sanitaire au sein de son équipe. Pour ce faire, vous pouvez vous rendre à la Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF) pour vous faire dispenser cette formation. Un autre point capital est une surveillance stricte du respect des bonnes conditions d’hygiène.

Enfin, votre camion devra respecter les normes de sécurité relatives au Code de la construction et de l’habitat. N’hésitez pas à vous rendre auprès de la chambre de commerce et d’industrie pour en savoir plus

Le statut juridique idéal

Pour ouvrir un food truck, vous avez le choix entre trois types de forme juridique différentes :

  • le statut de commerçant,
  • les statut d’artisan,
  • le statut d’auto-entrepreneur.

Un statut de commerçant pour le gérant du food truck

Vous êtes considérer comme commerçant si vous achetez des produits alimentaires pour les revendre (sandwichs, boissons, desserts), et cela même si en parallèle vous vendez des produits artisanaux (nourriture dit « fait maison »). Dans ce cas, la double immatriculation sera nécessaire :

  • vous devrez faire une déclaration une à la chambre de commerce et de l’artisanat (CCA) qui fera une immatriculation au registre des métiers (RM),
  • la CCA enverra votre dossier vers la chambre de commerce et d’industrie (CCI) qui créera votre immatriculation sur le registre du commerce et des sociétés (RCS).

Le statut d’artisan pour le gérant du food truck

Vous êtes artisan si les plats proposés à la vente sont exclusivement préparés à la main à base uniquement produits frais. Dans ce cas, vous devez simplement remplir un formulaire de déclaration auprès du centre de formalités des entreprises de la CCA pour obtenir un numéro d’immatriculation.

Le statut d’auto-entrepreneur pour le gérant du food truck

Vous pouvez opter pour le statut d’auto-entrepreneur si vous respecter les seuils de chiffre d’affaires fixé par la loi

Quel régime d’imposition pour ouvrir un food truck ?

La forme juridique et le régime d’imposition les plus adaptés à votre entreprise seront fonction de votre modèle économique. Le montant de vos investissements de départ et de vos charges de fonctionnement, mais également du risque financier encouru. Vous pouvez créer une société, comme une SARL ou une SAS ou évoluer sous le statut d’entreprise individuelle, en auto-entreprise. Le régime de l’auto-entreprise, même s’il dispose d’un administratif simplifié, ne permet pas de déduire ses frais de fonctionnement et les intérêts d’un éventuel emprunt bancaire.

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